God of war : Le renouveau d’un mythe

Le plus grand personnage de l’histoire du jeu vidéo est de retour : Kratos, lassé de poser ses énormes couilles spartiates sur le visage des Dieux, Titans et autre créature grecque est allé s’installer dans le Nord, a Midgard, terre des divinités nordiques. Posé dans une cabane en bord de rivière on sait qu’il a enfanté et qu’il est veuf. Point, démerdez-vous avec ça.

Narration exemplaire

Subtilité. La narration de cet opus est aux petits oignons et nous est contée grâce à notre duo familial : Kratos et Atreus. On obtient les réponses à toutes nos questions au fil du jeu : Qui était la mère d’Atreus, pourquoi Kratos est venu à Midgard, la taille de bonnets de la Sorcière… hein quoi ?

Le jeu s’oriente autour de la relation entre Kratos et son fils couplée à des PNJ fabuleux (#TeamMimir) qui accompagnent nos héros partiellement dans leurs péripéties ; ils brillent de pertinence pour nous expliquer leur environnement (re#TeamMimir) toujours avec humour et second degré, extrêmement rafraichissant par rapport à la brute impassible qu’est Kratos. Mention spéciale aux nains qui ont des ateliers répartis un peu partout dans Midgard sur lesquels on tombe en mode « Ah vous êtes là vous ? ».

La DDASS en PLS

Kratos est un tueur de Dieux qui se retrouve mère célibataire du jour au lendemain. On peut se dire qu’il y a mieux pour le gamin : il est intelligent, cultivé, polyglotte et tombe avec un berserker bon qu’à désosser tout ce qui bouge. C’est parfait en fait : dans le Midgard il faut faire parler ses muscles avant la tête. Ce monde est peuplé de créatures nordiques comme les trolls, les daugrs et des saloperies comme les Cauchemars (noms parfaits pour ces merdes). Elle vous donneront du fil à retordre mais rien de vraiment insurmontable pour Kratos, encore moins pour Atreus (il est invincible).

Se battre à la hache ou pas

Ça avait fait jaser mais notre héros albinos préféré ne se bat plus avec ses fameuses Lames du Chaos qu’il a troqué pour une hache boomerang. Les haters fidèles à la Grèce antique devront se contenter d’un pan de jupe spartiate.

Avant de parler combat, la hache est déjà présente pendant notre exploration : elle nous permet de résoudre les petites énigmes nous barrant la route pendant notre périple, accéder à des coffres et autres items à collecter. La hache est d’une violence phénoménale : combos, exécution ou lancer sont synonymes de variété dans le combat.

L1 est votre ami : parer avec le bouclier est mon activité favorite dans ce jeu : satisfaction de bloquer une attaque ennemi et grâce à la mise en scène avec un bruit sourd et un ralenti. Par contre il n’est pas améliorable et sert uniquement à se protéger et à contrer quand les armes et protections ont des runes. Un peu dommage à mon goût (en même temps écrire un article avec une main dans le slip ne fait pas de moi un développeur)

Le mode « rage spartiate » procure un bonheur incommensurable notamment en bourinant les R1 face à une revenante… Quel pied putain, ça me rappelle quand j’avais crevé les pneus de mon beau-père après qu’il m’ai battu à Fifa. Ah l’école primaire…

dildo de la guerre

Un truc sympa aussi : le jeu n’a aucune transition. On passe des cinématiques au gameplay comme une lettre à la poste (expression souvent utilisé par mon ancien beau-père, je vous laisse deviner les circonstances). C’est particulièrement fabuleux lors du premier boss du jeu.

Atreus ou Blitzcrank ?

Et oui le gosse vous aide en combat en allumant les ennemis de flèches affutées comme Ben Arfa en 2008. Quand vous êtes mal en point il vous soigne. … Il est utile et invincible. Le compagnon idéal depuis Clank.

GOD OF WAR : ne surtout pas passer à côté…

Le dildo de la guerre (fou rire dans la salle) est le jeu de l’année : une histoire prenante, des héros charismatiques, des graphismes démentiels dans un monde semi-ouvert vaste et vivant.

Et la suite ? Ce jeu a connu le meilleur départ d’une licence Sony devant Uncharted 4. Ce succès commercial confirme que le jeu aura une suite (pas forcément car on a déjà des éléments présents dans le jeu qui teasent la suite) oui mais je préfère mettre en avant le côté marchand pour voir plus loin, ça évite de trop spoiler (ok mais c’est intéressant de noter que les développeurs n’aient pas attendus d’être rentables pour y penser) Ca se défend mais… (Bordel on est à l’heure des pay-to-win des loots box et au milieu de tout ça un studio nous pond un jeu qui ne doit son succès qu’à sa qualité intrinsèque et toi tu mets en avant le côté commercial, c’est afflig…) Bon je te laisse je suis en pleine guerre des clans sur Clash Royale (Deck Golem + Sorcière de la nuit ?) Tu connais (Oklm).

Cette conversation entre 2 de mes personnalités montre une chose : aujourd’hui certains « gamers » sont frileux pour investir 70€ dans une expérience unique tout en mettant 10 € par mois dans une application mobile au contenu éphémère (étude calmement inventée par mes soins mais un peu vraie).

SPOIL ENORME :

Plus tôt j’indique que les Lames du Chaos ne sont pas dans le jeu et ce n’est évidemment pas le cas. Le but de cet article est de présenter mon ressenti sur ce jeu tout en évitant de spoiler une partie des évènements. Or pour moi, ce passage du jeu (Arrivée chez la Sorcière avec le gosse malade, Kratos qui rentre chez lui avec les visions d’Athéna, retrouve ses lames puis défonce une armée de « morts vivants glacés ») est tout simplement un des moments les plus mémorables de l’histoire du jeu vidéo. Donc se faire spoiler dans un article à la con comme le mien ça la fout mal (même si je n’aurai peut-être jamais un lecteur même ma mamie n’en a rien à carrer).

Ma France : JUSTICE

Justice va sortir un nouvel album le 24 Août 2018. Joie dans les chaumières jurassiennes jusque dans les ranchs texans.

Justice c’est Génésis, D.A.N.C.E, Civilisation, Stop ; c’est des OVNIS sonores comme Stress (un candidat à 22% à la dernière présidentielle en parle mieux que moi (il a rien compris)) On’n’On, DVNO et des albums à découvrir comme le récent Woman et bien sûr Cross. C’est l’âme du Label Ed Banger donc c’est ma France. Celle qui s’exporte.

Je suis retombé sur un clip démentiel: Justice – New Lands (album « Audio, Video, Disco » sorti en 2011) écrit, réalisé et produit par Canada (une boite de prod espagnole) je trouve qu’il est parfaitement à leur image :

J’aimerai savoir ce qu’il se passe dans la tête des réalisateurs (ainsi que dans celle du candidat mentionné plus tôt mais ce n’est pas le sujet) :

Ils ont entendu la musique de Justice, qui se compose d’un refrain et UN SEUL PUTAIN DE COUPLET, pour en identifier les thèmes (combat, conquête principalement). Pour trouver l’idée du clip, ce genre de conversation a dû avoir lieu :

Réal1 : On est d’accord on fait un clip sportif ? on joue sur la mise en scène, le suspense …

Réal2 : Ouai mais lequel ?

Réal1 : Ils aiment les States… le baseball ?

Réal2 : Non faut du sang du combat là !! Au moins du foot US…

Réal1 : C’est du déjà vu ça il leurs faut du grandiose…

Réal2 : C’est sûr que le baseball ça en jette…

Mec bourré : Et si on les mélangeait tous…

Réal1 : …

Réal2 : …

Mec bourré : Tu me mets du gazon au milieu d’une piste de roller derby avec des motos et des mecs avec des crosses ; ceux du milieu jouent à un mélange de baseball et de foot US hic…

Réal2 : Papa c’est toi ?

Réal1 : C’est le gars du ménage Pedro.

Et oui comme le dis le dicton « si tu ne trouves pas quelque chose invente le » – Tony Vairelles.

Nous avons donc un hybride de tous les sports les plus violents au monde en tant que support du clip… construit autour d’un scénario et le clip parle de lui-même.

Nous venons donc de regarder un film. Un film de 4 minutes mais oui un putain de film.

4 minutes de plaisir intense 2 à 3 fois par semaine c’est tout ce que je demande ! (reviens Karen)

Et au final c’est 4 millions de vues (clip est uploadé 2 fois) en bientôt 6 ans. Ces artistes n’ont pas le succès qu’ils méritent mais au moins quand tu les écoutes tu te dis « Ah c’est du Justice. »

Le petit Xavier est demandé à l’accueil…

Où est Xavier Dolan ?

C’est l’effervescence à Cannes ! Tous les grands noms du cinéma sont dans le Sud de la France afin de se délecter des films de la sélection de cette année. Pour ma part j’attends particulièrement le film de Spike Lee « Blackkklansman » avec le fils de Denzel Washington, John David (pourquoi Denzel ?), et Adam Driver notamment. On va enfin revoir ce réalisateur derrière la caméra plutôt qu’a gesticuler au bord du parquet du Madison Square Garden. Autre génie qu’on attend (depuis trop longtemps bordel) : le petit Xavier. Xavier Dolan, réalisateur et acteur québécois, est un surdoué précoce du cinéma : acteur, doubleur depuis son enfance et déjà réalisateur depuis ses 19 ans. Il est le petit chouchou de la croisette : il y présente son premier film en 2009, il a été membre du jury en 2015 et a surtout fait sensation en 2014 quand il y a présenté son film « Mommy ».

Ce film est incroyable et fait partie des œuvres à voir au moins une fois dans une vie. De par sa réalisation, sa direction d’acteur ou encore son montage Xavier Dolan s’occupe de tout parfaitement. Et le film est reçu comme tel : proclamé chef d’œuvre dès sa sortie, le film arrive à Cannes en tant que favori pour la récompense suprême. Plotwist : il l’a pô eu.

Au final il aura même mieux : le prix du Jury à égalité avec Jean Luc Godard pour « Adieu au langage ». Un sorte de passation de pouvoir entre un jeune loup et un vieux sage qui a lui-même été un jeune loup auparavant (Barman, tu nous remets la même ?).

S’en est suivi un discours en 2 actes fabuleux. Il rend tout d’abord un vibrant hommage à la présidente du jury Jane Campion (seule femme à avoir gagné la Palme d’Or) puis à sa génération, les jeunes. Ceux qui ont l’avenir devant eux pour qui tout est possible si on s’en donne les moyens. Bon c’était un peu cliché à base de « croire en ses rêves »  comme un post d’influensuceuses instagram (je vais poser un brevet pour ce mot) mais c’est efficace. Surtout venant d’un autodidacte auquel tout le monde peut s’identifier.

On peut aussi noter que ce film lui a valu de copieusement se faire pépom dans « On n’est pas couché » par Aymeric Caron et Léa Salamé à l’époque (rare de faire l’unanimité dans cette émission).

Gérer l’après Chef d’œuvre :

Après Mommy, il sort un film en français (et pas en québécois). « Juste la fin du monde » est une adaptation d’une pièce de théâtre. L’après « Mommy » (et donc l’après chef d’œuvre) va-t-il lui porter préjudice ? Funfact : non.

Comme d’habitude, on voit qu’il excelle dans la réalisation et dans la direction d’acteur. Il envoie des monstres sacrés du cinéma français comme Vincent Cassel ou Marion Cotillard au firmament de leur art. Le film est un succès et il chope 3 Césars au passage. Il revient à Cannes et obtient le Grand Prix du Jury (toujours pas de palme mais du progrès).

Et ensuite ? Toujours plus haut pour le gamin de Bondy qui signe au FC Holywood pour 180 millions (2 paillassons pour la 12 steuplé). Toujours au scénario et à la réalisation, il démarre sur le tournage de « The Death and Life of John F. Donovan » avec un casting des plus alléchants dont Kit Harrington en premier rôle, Natalie Portman et Jessica Chastain entre autre.

Le tournage débute, prend du retard et se fait attendre. Dolan nous donne des infos au compte-goutte comme de magnifiques visuels, des photos volées du tournage. Mais depuis, plus rien. Et même plus inquiétant, début 2018, le réalisateur annonce qu’il va calmement couper Jessica Chastain au montage.

xdodo

Comme beaucoup j’ai une confiance aveugle au talent de ce mec. Le film est terminé puisque les producteurs ont refusé qu’il soit présenté à Cannes donc espère le voir bientôt, 2 ans après le dernier, pour qu’il continue à nous inspirer.

Finir sur une note légère  (salade de fruit en dessert pour se donner bonne conscience ) :

Le Palmashow signe une de leur meilleure vidéo en parodiant Dolan, à consommer sans modération :