Le petit Xavier est demandé à l’accueil…

Où est Xavier Dolan ?

C’est l’effervescence à Cannes ! Tous les grands noms du cinéma sont dans le Sud de la France afin de se délecter des films de la sélection de cette année. Pour ma part j’attends particulièrement le film de Spike Lee « Blackkklansman » avec le fils de Denzel Washington, John David (pourquoi Denzel ?), et Adam Driver notamment. On va enfin revoir ce réalisateur derrière la caméra plutôt qu’a gesticuler au bord du parquet du Madison Square Garden. Autre génie qu’on attend (depuis trop longtemps bordel) : le petit Xavier. Xavier Dolan, réalisateur et acteur québécois, est un surdoué précoce du cinéma : acteur, doubleur depuis son enfance et déjà réalisateur depuis ses 19 ans. Il est le petit chouchou de la croisette : il y présente son premier film en 2009, il a été membre du jury en 2015 et a surtout fait sensation en 2014 quand il y a présenté son film « Mommy ».

Ce film est incroyable et fait partie des œuvres à voir au moins une fois dans une vie. De par sa réalisation, sa direction d’acteur ou encore son montage Xavier Dolan s’occupe de tout parfaitement. Et le film est reçu comme tel : proclamé chef d’œuvre dès sa sortie, le film arrive à Cannes en tant que favori pour la récompense suprême. Plotwist : il l’a pô eu.

Au final il aura même mieux : le prix du Jury à égalité avec Jean Luc Godard pour « Adieu au langage ». Un sorte de passation de pouvoir entre un jeune loup et un vieux sage qui a lui-même été un jeune loup auparavant (Barman, tu nous remets la même ?).

S’en est suivi un discours en 2 actes fabuleux. Il rend tout d’abord un vibrant hommage à la présidente du jury Jane Campion (seule femme à avoir gagné la Palme d’Or) puis à sa génération, les jeunes. Ceux qui ont l’avenir devant eux pour qui tout est possible si on s’en donne les moyens. Bon c’était un peu cliché à base de « croire en ses rêves »  comme un post d’influensuceuses instagram (je vais poser un brevet pour ce mot) mais c’est efficace. Surtout venant d’un autodidacte auquel tout le monde peut s’identifier.

On peut aussi noter que ce film lui a valu de copieusement se faire pépom dans « On n’est pas couché » par Aymeric Caron et Léa Salamé à l’époque (rare de faire l’unanimité dans cette émission).

Gérer l’après Chef d’œuvre :

Après Mommy, il sort un film en français (et pas en québécois). « Juste la fin du monde » est une adaptation d’une pièce de théâtre. L’après « Mommy » (et donc l’après chef d’œuvre) va-t-il lui porter préjudice ? Funfact : non.

Comme d’habitude, on voit qu’il excelle dans la réalisation et dans la direction d’acteur. Il envoie des monstres sacrés du cinéma français comme Vincent Cassel ou Marion Cotillard au firmament de leur art. Le film est un succès et il chope 3 Césars au passage. Il revient à Cannes et obtient le Grand Prix du Jury (toujours pas de palme mais du progrès).

Et ensuite ? Toujours plus haut pour le gamin de Bondy qui signe au FC Holywood pour 180 millions (2 paillassons pour la 12 steuplé). Toujours au scénario et à la réalisation, il démarre sur le tournage de « The Death and Life of John F. Donovan » avec un casting des plus alléchants dont Kit Harrington en premier rôle, Natalie Portman et Jessica Chastain entre autre.

Le tournage débute, prend du retard et se fait attendre. Dolan nous donne des infos au compte-goutte comme de magnifiques visuels, des photos volées du tournage. Mais depuis, plus rien. Et même plus inquiétant, début 2018, le réalisateur annonce qu’il va calmement couper Jessica Chastain au montage.

xdodo

Comme beaucoup j’ai une confiance aveugle au talent de ce mec. Le film est terminé puisque les producteurs ont refusé qu’il soit présenté à Cannes donc espère le voir bientôt, 2 ans après le dernier, pour qu’il continue à nous inspirer.

Finir sur une note légère  (salade de fruit en dessert pour se donner bonne conscience ) :

Le Palmashow signe une de leur meilleure vidéo en parodiant Dolan, à consommer sans modération :